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Paul-Désiré Trouillebert (1829-1900) - Pont sur la Loire

Huile sur panneau signée en bas à gauche

Dimensions : H. 19 x L. 24 cm - 31 x 37cm avec cadre

Paul-Désiré Trouillebert est né en 1829 à Paris.

Il est l’un des meilleurs paysagistes de plein air du XIXème siècle français. Trouillebert est sans aucun doute l’artiste le plus proche de Corot, tant par le style de sa peinture que par les relations amicales que les deux peintres ont entretenues.

Trouillebert est rattaché à l’école de Barbizon de par sa prédilection pour le motif du paysage mais son style et sa touche sont bien marqués et facilement reconnaissables. Il se forme auprès du portraitiste réputé que fut Ernest Hébert (1817-1908) et dans l’atelier de Charles-François Jalabert (1819-1901). C’est d’abord pour ses portraits et ses nus que Trouillebert est remarqué : le portrait de Mademoiselle A. lui permet d’être accepté au Salon des Artistes Français en 1865, où il exposera jusqu’en 1884.

Trouillebert voyagea beaucoup en France, notamment en Bretagne, la Loire et sur les berges de Seine. Il s’inscrit dans le mouvement des peintres de plein air traditionalistes comme il l’affirme dans un entretien avec un journaliste de L’Echo de Paris, en 1890 : « Je ne travaille que d’après nature, je n’admets pas l’étude recopiée dans l’atelier. »

Ce tableau est un petit format qui concentre tout le talent de Trouillebert. On y retrouve ses sujets de prédilection avec une large partie laissé à un ciel en mouvement, un bord de rivière et un personnage qui s’affaire près des arbres. Le ciel, bleu et lumineux, est cependant animé de nuages mouvants qui une vie incroyable à la scène. Contrairement à ses œuvres sur toile ou Trouillebert joue beaucoup avec les transparences, ce tableau a été travaillé en pleine pate sur un panneau. La matière picturale, épaisse, accroche la lumière aussi bien dans le ciel, dans l’eau, et dans la végétation du premier plan. Dans le traitement des arbres au contraire, Trouillebert reste attaché à la transparence et à une touche légère qu’il a appris de son ami Camille Corot. On retrouve les nuances de brun dans les feuillages, issues de la préparation ocre, chère à Trouillebert. Le tableau est état de conservation absolument parfait, et il est encadré dans un joli cadre ancien en bois doré.

Des musées dans lesquels on trouve des oeuvres de Paul Desiré Trouillebert::
Paris, Musée d’Orsay
Paris, Petit Palais
New York, The Metropolitan Museum of Art
Baltimore, Walters Art Museum
Cleveland, Museum of Art
Saint-Petersbourg, Musée de l’Hermitage
Valparaiso, Fine Arts Museum