X
Partager le tableau
X
FR EN
Accueil > Tableaux > Paul-Desiré Trouillebert (1829-1900) - L'étang du moulin
Retour
Partage
Zoom

Paul-Desiré Trouillebert (1829-1900) - L'étang du moulin

Huile sur toile signée en bas à droite et datée au verso (1893)

Provenance : collection privée Sarlin

Dimensions : H. 41 x L. 33 cm (avec cadre : H. 62 x L. 52,5 cm)

Paul-Désiré Trouillebert est né en 1829 à Paris. Il est l’un des principaux paysagistes de plein air du XIXème siècle français. Rattaché à l’école de Barbizon, Trouillebert est l’artiste le plus proche de Corot tant par le thème de ses peintures,  le traitement particulier des arbres, et  les relations amicales que les deux peintres ont entretenues durant toute leur vie. Trouillebert a une prédilection pour les paysages des bords de  rivières. Les arbres sont les plus souvent des bouleaux à l’ombre desquels un personnage se promène, pêche ou ramasse du bois.

Il se forme auprès du portraitiste réputé que fut Ernest Hébert (1817-1908) et dans l’atelier de Charles-François Jalabert (1819-1901). C’est d’abord pour ses portraits et ses nus que Trouillebert sera remarqué : le portrait de Mademoiselle A. lui permet d’être accepté au Salon des Artistes Français en 1865, où il exposera jusqu’en 1884.

Trouillebert voyagea beaucoup en France, notamment en Bretagne, la Loire et sur les berges de Seine. Il s’inscrit dans le mouvement des peintres de plein air traditionalistes comme il l’affirme dans un entretien avec un journaliste de L’Echo de Paris, en 1890 : « Je ne travaille que d’après nature, je n’admets pas l’étude recopiée dans l’atelier. »

Notre tableau est une œuvre très lumineuse, laissant une grande place au ciel et à l’eau. La ligne d’horizon ouvre une diagonale qui s’élève vers la cime des arbres. Le plan d’eau permet un travail sur les reflets que Trouillebert maitrisait parfaitement. Le personnage féminin représenté de dos contribue au caractère vivant de la scène. Le ciel est magnifiquement rendu avec des nuages mouvants dans un ciel bleu et lumineux. La palette mobilisée par l’artiste est infiniment riche que ce soit dans le traitement du ciel, de l’eau ou de la végétation. L’artiste a particulièrement soigné les effets de contraste entre les zones d’ombre et celles baignées de lumière. Les effets de transparence donnent aux arbres une vibration particulière grâce à la préparation ocre typique de Trouillebert. Encore sur sa toile d’origine, ce tableau est en très bel état de conservation. Enfin, il est dans un beau cadre en bois et stuc dorée d’origine.   

 

Musées :

Paris, Musée d’Orsay et  Petit Palais

New York, The Metropolitan Museum of Art

Baltimore, Walters Art Museum

Cleveland, Museum of Art

Saint-Petersbourg, Musée de l’Hermitage

Valparaiso, Fine Arts Museum 

                

 

Bibliographie :

« Paul Désiré Trouillebert (1829-1900) »

par Claude Marumo, Thomas Maier et Bend Müllerschon.