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Ferdinand Roybet (1840-1920) - Gentilhomme au clairon

Huile sur panneau d’acajou signée en bas à droite

Ecole française

Dimensions : H.60 x L.45 cm (avec cadre: H. 90,5 x L. 75 cm)

Ferdinand Roybet est un peintre de genre, portraitiste et graveur, né le 12 avril 1840 à Uzès (Gard). Il commença par étudier la gravure à Lyon, puis vint à Paris en 1864 où il fut l’élève de Vibert. En 1866, il envoie au Salon un tableau intitulé « Un fou sous Henri III » qui sera acquis par la princesse Mathilde et assurera sa réputation et décidera définitivement de son genre. Il reçut plusieurs médailles d’honneur lors des Expositions Universelles d’Anvers (1894), de Berlin et de Vienne. En 1871, il visite les musées de Hollande et peint ainsi de nombreuses copies de Rembrandt et de Franz Hals. On connait de lui un certain nombre de portraits dont ceux de Mme Gibson et de MM. Georges de Dramard et Antoine Guillemet.

A la fin du XIXème siècle, Roybet est une des figures centrales de l’art du portrait et des scènes d’intérieur. L’artiste satisfaisait avec virtuosité aux fantaisies de ses riches commanditaires, sans doute las des traditionnels portraits bourgeois de l’époque. De Franz Hals, Roybet prend la puissance de la forme, et de Rembrandt, la ferveur de sa quête de l’âme du modèle. L’artiste peint avec une touche rapide et précise ces personnages vêtus à la mode du XVIIème siècle.

 

Notre tableau, un gentilhomme se tenant fièrement debout, une main à la hanche, constitue une œuvre admirablement réussie de Roybet dont la production abondante est parfois moins aboutie. L’artiste parvient à représenter le personnage avec un remarquable réalisme. On notera l’équilibre parfait de la composition, le soin apporté aux moindres détails, la richesse du costume, la grâce de la posture, le visage expressif du personnage, l’intensité de son regard. Avec talent, l’artiste nous offre ainsi un portrait particulièrement vivant.

 

 

Musées :

Avignon, France

Bordeaux, France

Paris, Musée d’Orsay

Mulhouse, France

New York City, New York

 

Bibliographie :

E. Bénézit, édition Gründ, Tome XII, pages 58-59.