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Accueil > Tableaux > Jean-Baptiste Olive (1848-1936) - Vue de la Corniche à Marseille
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Jean-Baptiste Olive (1848-1936)

Vue de la Corniche à Marseille

Ecole française, huile sur panneau signée en bas à droite

Dimensions : H. 30 x L. 51 cm (avec cadre : H. 55 x L. 65,5 cm)

Jean Baptiste Olive est né à Marseille le 31 juillet 1848.

Il débute son apprentissage chez un décorateur puis dans l'atelier d'Antoine Vollon où il apprend à rendre le réalisme de la nature morte.
Il se rend à Paris où il réalise des décors pour le cirque d'hiver et le Sacré-Cœur de Montmartre.

1874 : il débute au Salon des Artistes Français de Paris en tant que peintre de paysages.

Vers 1882, il se fixe à Paris, mais le peintre conserve toutefois un atelier sur la Canebière, où il revient régulièrement. Les alentours de Marseille et, plus généralement la Provence, lui fournissent la plupart de ses sujets.

Au Salon de 1886 : il obtient une médaille pour un paysage de Marseille, commence alors une grande reconnaissance de sa peinture marquée par la lumière éclatante du soleil du midi.

1899 : il exécute des décorations pour des pavillons de l'Exposition Universelle.
Son œuvre est composée presque essentiellement de paysages méditerranéens, de marines et de vues du port de Marseille. Une matière épaisse, des effets de lumière proches des impressionnistes, des mises en scènes habiles caractérisent l'art de Jean-Baptiste Olive.

Musées :
Paris, Musée d'Orsay
Aix en Provence
Béziers
Nîmes

Bibliographie :
E. Bénézit, édition Gründ, Tome 10, page 357.
Jean-Claude et Gérard Gamet : Jean-Baptiste Olive : sa vie, son œuvre, édition Frébert, Marseille, 1977.

► Notre tableau s'inscrit dans cette démarche créatrice de l'artiste de saisir les émotions de cette mer Méditerranée qui lui est chère.

Olive peint une mer houleuse où il tente de capturer son essence même pour nous dévoiler un prisme de couleurs aux multiples facettes. La terre est présente, mais c'est avant tout de la roche, elle borde les contours. Il aime la terre surtout quand elle est battue par les eaux.

Il construit son tableau avec un souci de réalisme où il privilégie l'harmonie et l'atmosphère de l'ensemble et délaisse la perspective au sens strict.
Par une touche épaisse, il traduit les effets de la lumière sur l'eau et le ciel. A travers le fracas des vagues, la lumière se brise et laisse jaillir la couleur qui est omniprésente y compris dans les noirs verts, violets et bleus.

Henry Dumoulin définit « ses éblouissantes marines » de Jean-Baptiste Olive comme de « vigoureuses toiles qui chantent les splendeurs [...] des blancs rochers de notre Corniche et l'immensité bleue de la mer latine. »